
METZ
Le
tourisme culturel constitue la principale forme de
tourisme pratiquée dans l'agglomération messine. Les
monuments historiques, dont la cathédrale Saint
Etienne constitue l'élément phare, mais également
l'ensemble du patrimoine bâti messin, le musée d'art
et d'histoire de Metz... sont autant de richesses qui
cristallisent une importante activité touristique.
Consultez notre visite
des quartiers messins avec plus de 100 photos pour
découvrir notre ville et les commentaires qui les
accompagnent. Une fois à Metz, vous pourrez également
vous laisser guider par l'Office
de Tourisme en profitant des services qu'ils
proposent pour les visites.
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Le
site dans lequel s'inscrit Metz offre également
de nombreux atouts touristiques :
- la
Moselle constitue un vecteur important
de loisirs nautiques et de tourisme
fluvial, mis en valeur notamment par les
équipements du port de plaisance réalisé
sur le plan d'eau de Metz, à deux pas
du centre ville.
- classé
"site paysager national",
le Mont Saint Quentin offre un cadre
privilégié pour la promenade et la découverte
des paysages et de l'histoire rurale et
militaire du pays messin.
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| Depuis
1990, la Ville de Metz, en partenariat avec
l'Usine d'Electricité de Metz, a engagé un
programme de mise en valeur par la lumière du
patrimoine architectural de la cité messine.
Véritable "plan lumière", il
habille dès la tombée de la nuit monuments,
places et jardins de plus de 13000 points
lumineux. |
- Le
centre ville est le coeur commerçant de la ville.
Avec un plateau piétonnier de 52000 m2, Metz est
une des premières villes piétonnes de France,
animée par l'accueil et les services de 2000
commerces et restaurants.

Les origines de ce quartier remontent à l'époque
romaine. C'est là que se croisaient les deux
grands axes routiers : l'axe Nord/Sud, le "cardo
maximus" (rues Serpenoise, Ladoucette, Taison)
allant de Marseille à Trèves et l'axe Est/Ouest,
le "decumanus maximus" (Fournirue)
allant de Reims à Strasbourg.
Ce quartier a toujours été le coeur
vivant de la ville : la place Saint-Jacques occupe
l'emplacement du forum antique, la place
Saint-Louis était la grande place commerçante
abritant les changeurs au Moyen Age.
- RUE
DU PALAIS
La rue du Palais tire son nom de l'ancien hôtel de
ville qui se trouvait dans cette rue au XVIIe siècle.
A
l'angle de la rue du Palais et de la Nexirue se
dresse un impressionnant bâtiment construit entre
1910 et 1913, pendant l'annexion allemande.
A
l'origine, il s'agissait d'un grand magasin. Son
style imposant, mélange de classicisme avec ses
colonnes et frontons, et de baroque avec ses putti
(statues d'enfants) le place dans la tradition des
grands magasins du XIXe siècle.
A une époque, il a porté le nom de Palais de la
soie. C'est aujourd'hui un ensemble de salles de
cinéma.
Un peu plus bas, rue de la Pierre Hardie,
une maison se distingue par la somptuosité du décor
de sa façade : c'est la maison des notaires.
Son décor néo-Renaissance est caractéristique
du Second Empire. Le soir, un éclairage met en
valeur les têtes sculptées. Sur la façade on découvre
la date de construction : 1855 et le nom de
l'architecte : Muel (Metz lui doit un grand nombre
de somptueuses maisons de cette époque).

- EN
NEXIRUE - L'HOTEL DE GARGAN
Nexirue vient d'un mot latin qui signifie
"tuer". Dans cette rue se trouvait en
effet, au Moyen Age, une potence servant aux exécutions
publiques.
Un bâtiment remarquable se trouve dans cette rue,
c'est l'ancien hôtel de Gargan, actuellement résidence
d'Hannoncelle.
L'hôtel de Gargan est une maison gothique du XVe
siècle. Il s'y reflète une nette influence du
gothique italien due à l'arrivée des banquiers
italiens à Metz au XIIIe siècle. La toiture basse
et le mur écran crénelé qui cache la toiture
expriment cette influence.
Les tympans de fenêtres de style gothique
flamboyant datent l'édifice du XVe siècle.
Quelques modifications ont été apportées ultérieurement,
ainsi, à gauche, un tympan martelé au-dessus d'une
fenêtre laisse deviner une date : 1578.
Dans une partie de l'hôtel de Gargan était installé,
au XVIIe siècle, le Jeu de Paume dans lequel Henri IV
joua lorsqu'il vint à Metz en 1603. Le Jeu de Paume fut
transformé en salle de spectacles à la fin du XVIIe siècle
jusqu'à la construction d'un vrai théâtre, place de
la Comédie, en 1738/1752.
Le n° 22 de la rue présente une très belle façade
Napoléon III de style néo-Renaissance.
- PLACE
SAINT NICOLAS
La
place tient son nom de l'hôpital Saint-Nicolas fondé
au XIe siècle. Grâce aux aumônes et à la
bienveillance des papes et des évêques, l'hôpital
s'agrandit rapidement.
Il percevait un impôt curieux : le meilleur
vêtement de chaque mort de la ville lui revenait.
Le produit de la vente de ces vêtements finançait
en partie l'hôpital mais également l'achat de la
pierre nécessaire à la reconstruction et à
l'entretien des ponts de Metz. Le pont des Morts est
l'un des fruits de cet impôt.
Le portail d'entrée de l'hôpital Saint-Nicolas, de
style gothique flamboyant (début XVIe siècle)
conduit à une cour intérieure sur laquelle donne
une salle gothique voûtée d'ogives du XIIIe siècle
et une aile gothique modifiée au XVIIe siècle. Il
ne subsiste que le clocher de l'église construite
en 1841.
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- RUE
DE LA FONTAINE
| La
rue doit son nom à la fontaine
Saint-Nicolas déjà mentionnée au XIVe siècle,
la fontaine actuelle date de 1739. Elle est
décorée de putti (statues d'enfants) et
abrite une statue de Notre-Dame des
Prisonniers. Celle-ci rappelle la mémoire
de Soeur Hélène, qui créa, durant
la seconde guerre mondiale, un réseau d'évasion
pour les prisonniers français. |
Dans cette rue, face à l'entrée de la Nicolairue,
se trouve l'hôtel d'Heu (n° 19), construit vers
1480 et considéré à l'époque comme un des plus
magnifiques de la cité.
Il subsiste le porche voûté, l'escalier à double
révolution éclairé de petites fenêtres, un dais
sculpté et de beaux tympans de fenêtres gothique
flamboyant. A gauche de l'hôtel d'Heu (n° 21), se
dresse une façade gothique du XIVe siècle
admirablement conservée avec ses quinze fenêtres
à tympans trilobés.
- L'ÉGLISE
SAINT MARTIN
Cette église présente plusieurs phases de
construction : le narthex date du début du XIIIe siècle.
L'influence romane est encore visible dans le décor
très sobre des chapiteaux, la nef date du XIIIe siècle,
le transept et le choeur ont été construits du XVe
au XVIe siècle et sont gothique flamboyant.

Au XIXe siècle, les vitraux anciens (XVe siècle)
de l'abside, représentant des scènes de la vie du
Christ, ont été déplacés dans le transept gauche
et remplacés par des vitraux de l'artiste messin
Laurent Charles Maréchal, retraçant la vie de
Saint Martin.
Dans le bras gauche du transept, on peut admirer un
groupe sculpté du XIVe siècle : à gauche,
l'Ancien Testament symbolisé par un rideau fermé ;
à droite, le Nouveau Testament dont le rideau
ouvert découvre une nativité en pierre polychrome.
Au-dessus, des vitraux du XVe siècle relatent la
vie de la Vierge.
Le clocher, rasé au XVIe siècle parce qu'il
dominait la citadelle, a été reconstruit à la fin
du XIXe siècle. De chaque côté du portail d'entrée,
on découvre un mur construit en petit appareil
(pierres taillées de petites dimensions), vestige
d'un bâtiment romain sur lequel a été bâtie l'église.
LA
MAISON DE RABELAIS

A l'angle de la rue d'Enfer et de la Jurue se trouve la
maison où séjourna Rabelais entre 1545 et 1547. Il
n'en reste que les portes remontées contre un mur au
fond du petit jardin. Rabelais était peut-être un
agent du roi Henri II chargé de préparer
l'annexion française de 1552.
Il exerça la médecine et esquissa dans cette maison
son Quart-Livre de Pantagruel dans lequel il cite le
Graouilly, le fameux monstre terrassé par le premier évêque
de Metz, saint Clément.
Au fond du jardin se dresse un bâtiment connu sous le
nom de chapelle Saint-Genest.
PLACE
JEANNE D'ARC, L'EGLISE SAINTE SEGOLENE

Il s'agit d'une place récente créée en 1905, par la
démolition de quatre maisons, afin de dégager le
parvis de l'église Sainte-Ségolène.
L'immeuble occupé par le café est très
intéressant : des vestiges de porte et de
fenêtres gothiques sont visibles sur la façade, des
fresques subsistent à l'intérieur, et on découvre
même une stèle funéraire gallo-romaine encastrée
dans la façade, au niveau du deuxième étage.
L'église qui borde la place et la domine de ses deux
grands clochers est l'Eglise Sainte-Ségolène. Au Xe
siècle, il existait déjà une église à cet
emplacement. Elle fut reconstruite au XIIIe siècle (la
crypte du XIe siècle existe encore sous le choeur).
Au
XVe siècle, un porche gothique flamboyant fut élevé
devant l'église.
Entre 1896 et 1898, l'architecte allemand Wahn
transforma et agrandit l'édifice en détruisant le
porche et l'ancien clocher, en allongeant la nef de
quatre travées et en la terminant par une façade très
décorée, surmontée de deux clochers.
L'église abrite le plus ancien vitrail de Lorraine :
une crucifixion du XIIe siècle.
LA
CATHÉDRALE SAINT ÉTIENNE

La cathédrale actuelle est le résultat de six
périodes de modifications. Elle a été construite de
1220 à 1520 avec des modifications ultérieures (les
portails de la Vierge et du Christ sont des oeuvres de
la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle).
Curieusement, les deux clochers qui la dominent ne sont
pas élevés sur la façade, mais à la quatrième
travée. En effet, la reconstruction de la cathédrale
à partir de 1220 entraîna l'absorption de l'église
Notre-Dame-La-Ronde qui se trouvait devant elle. Cette
église voulut garder son autonomie et exigea que les
clochers soient reconstruits à leur emplacement
d'origine et non pas sur la nouvelle façade.
Le grand clocher de la cathédrale, la tour de Mutte,
contient une cloche de onze tonnes, la "Mutte",
servant à "ameuter" la population.

La nef a une longueur de 123 mètres et une hauteur
impressionnante : près de 42 mètres (elle se situe en
troisième position après Beauvais et Amiens). Les
voûtes ont été élevées par l'architecte Pierre
Perrat.
La cathédrale est bâtie dans le style gothique de l'Ile
de France (grande surface de verrières), avec une
influence champenoise (par exemple, les draperies
sculptées sous les grandes fenêtres et la coursière)
et rhénane (les tourelles qui encadrent le chevet).
C'est, en France, la cathédrale qui possède la plus
grande surface de vitraux : 6500 m2 (ce qui explique
son surnom : "Lanterne de Dieu"). Les
verrières offrent un panorama de l'art du vitrail du
XIIIe au XXe siècle.
Dans le transept droit, à gauche du grand-orgue, de
petits vitraux d'un bleu magnifique datent du XIIIe
siècle. La verrière de la façade avec la grande rose
a été créée par Herman de Munster, en 1384.

Dans le transept gauche, des vitraux de Théobald de
Lixheim, datés de 1504, restent dans la tradition
gothique. En face, dans le transept droit et dans le
choeur, les vitraux de Valentin Bousch
(1520/1530) laissent éclater la somptuosité de la
Renaissance, au moyen de couleurs chatoyantes. Les baies
des transepts font chacune 424 m2. Ce sont les plus
grandes verrières gothiques d'Europe.
Les vitraux du choeur de Notre-Dame-la-Ronde sont un
exemple de l'art du vitrail au XIXe siècle. Le XXe
siècle est magnifiquement représenté par les vitraux
de Villon dans la chapelle des évêques (1957) et les vitraux
de Chagall (s'inspirant de l'Ancien Testament) dans
le transept et le déambulatoire gauche (1960-68).
Le trône épiscopal est un tronçon de colonne romaine
resculpté à l'époque mérovingienne.
La cuve baptismale en porphyre est une pièce
exceptionnelle. Il s'agit d'une ancienne baignoire
romaine provenant des thermes de la ville.
La plus belle pièce du trésor est un manteau impérial
byzantin en soie pourpre brodée d'aigles en fil d'or,
ramené par les Croisés de Constantinople.
Esplanade
Ce
quartier était semblable aux autres quartiers messins,
avant 1552 : il comportait maisons, églises et monastères.
Mais l'annexion de Metz à la France cette même année
va complètement le bouleverser. En effet, dès 1556, le
roi de France, Henri II, décide de construire à
son emplacement, une citadelle, afin de protéger et
mieux contrôler la cité. Tout le quartier fut donc rasé,
de la rue Winston Churchill jusqu'à la porte Serpenoise
et de l'avenue Schuman au boulevard Poincaré, afin d'établir
la citadelle et ses fossés.
Seuls deux bâtiments survécurent :
Saint-Pierre-aux-Nonnains et la chapelle des Templiers.
La citadelle, à son tour, fut rasée pendant la Révolution,
peut-être à la suite du projet de la Reine
Marie-Antoinette de venir se réfugier à Metz dès
1789.
Les
îles
- LES
ROCHES

Le quartier des Roches (en face du théâtre) doit
son nom, d'après certains historiens, au rempart
romain qui longeait la Moselle, du Moyen Pont au
pont des Grilles. Les fondations du rempart étaient
dures comme des rochers. Les derniers vestiges
furent démolis en 1622.
Au Moyen Age jusqu'au milieu du XXe siècle, des
bains publics étaient installés dans ce quartier.
Les maisons donnant sur la Moselle étaient habitées
essentiellement par des bateliers et des pêcheurs.
Une partie de ces maisons a été reconstruite dans
les année 1970.
- TEMPLE
NEUF
Il a été construit à l'époque de l'annexion
allemande, de 1901 à 1904, par l'architecte Wahn,
dans la partie sud de l'île du Petit Saulcy, à
l'emplacement du jardin d'Amour.

Ce temple protestant fut inauguré par l'empereur en
personne. Par son style néo-roman rhénan et son
calcaire gris, il est caractéristique de la
politique de germanisation entreprise par Guillaume II.
Avec sa tour lanterne à la croisée du transept et
ses deux clochers sur la façade, il s'inspire de la
cathédrale de Spire.
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